L'incrustation vidéo, ou OSD (On-Screen Display), consiste à superposer des données — date, heure, distance parcourue, repère de tronçon — directement sur l'image filmée par une caméra d'inspection. Chez AGM TEC, fabricant français de caméras d'inspection de canalisations et de conduits (Tubicam, Verticam, Scopicam, robots d'inspection), cette fonction sert à rendre chaque vidéo exploitable telle quelle, sans annotation manuelle.
Qu'appelle-t-on incrustation vidéo (OSD) ?
L'OSD, pour On-Screen Display, désigne l'affichage d'informations directement sur l'image vidéo. Sur une caméra d'inspection, ces informations sont écrites dans le flux : elles apparaissent à l'écran pendant le chantier et restent présentes dans l'enregistrement.
Concrètement, l'opérateur voit défiler la date, l'heure, la distance parcourue dans le conduit ou le repère de tronçon en même temps que l'image de la canalisation. Il n'a pas besoin de revenir au plan ou à ses notes pour situer une anomalie.
L'incrustation se distingue d'un sous-titre ajouté après coup au montage. Une fois écrite dans le flux, la donnée suit la vidéo : elle est visible par le client, dans le rapport et lors d'une relecture des mois plus tard. Les champs disponibles varient selon les modèles de caméra et la configuration retenue.
Ce que l'incrustation apporte sur un chantier
Sur une inspection de canalisation ou de conduit de ventilation, le premier gain est le temps. Le défaut est repéré, localisé et daté dans la même seconde.
Le deuxième gain est la traçabilité. Un syndic, une collectivité ou un bureau d'études qui reçoit une vidéo incrustée peut vérifier lui-même à quel mètre se situe l'anomalie, sans interroger l'opérateur.
Les données incrustées les plus courantes sont résumées ci-dessous. Cette liste reste indicative : elle dépend de l'équipement et des réglages.
| Donnée incrustée | Utilité sur le terrain |
|---|---|
| Date et heure | Horodater l'inspection et la sequence filmée |
| Distance / métrage | Situer le défaut dans le tronçon inspecté |
| Repère de tronçon ou de regard | Faire correspondre l'image au plan du réseau |
| Numéro de dossier ou de chantier | Rattacher la vidéo au bon rapport |
De la vidéo au rapport : comment Tubilog exploite l'OSD
Une vidéo incrustée n'a de valeur que si elle rejoint un document lisible. C'est le rôle de Tubilog, le logiciel de rapport d'inspection : il rassemble les séquences, les observations et les données du chantier dans un rapport structuré.
L'incrustation sert alors de colonne vertébrale. Le métrage affiché à l'image correspond à la ligne du rapport ; le lecteur retrouve le défaut sans chercher, et l'opérateur évite une ressaisie source d'erreur.
Le rapport peut ensuite être transmis au maître d'ouvrage, au bureau d'études ou au syndic, avec la vidéo en pièce jointe. La vidéo ci-dessous montre le principe de ce passage du terrain au document.

Ce qu'il faut vérifier avant d'équiper une équipe
Toutes les caméras d'inspection n'affichent pas les mêmes informations. Avant d'investir, il est utile de confronter les besoins réels des opérateurs aux capacités du système.
La cohérence avec l'outil de rapport compte autant que l'affichage lui-même. Une donnée incrustée qui n'arrive pas dans le rapport perd l'essentiel de son intérêt.
- Quels champs sont disponibles : date, heure, métrage, repère de tronçon, numéro de dossier ?
- Lisibilité du texte selon la luminosité du conduit et la taille de l'écran.
- Langue et unités de mesure, si vos clients sont à l'étranger.
- Reprise des données incrustées dans le logiciel de rapport (Tubilog).
- Conservation de l'incrustation après export et compression du fichier vidéo.
- Formation des opérateurs : un champ mal renseigné produit un rapport faux.
Les limites de l'incrustation vidéo
L'OSD affiche ce que le système sait mesurer. Si le point de départ n'est pas défini ou si le compteur dérive, l'erreur se retrouve à la fois dans la vidéo et dans le rapport. Le contrôle du calage reste donc nécessaire.
L'incrustation ne remplace pas l'observation. Elle localise et date, mais elle ne qualifie pas un défaut, n'indique ni son origine ni sa gravité. Cette analyse reste du ressort de l'opérateur.
Enfin, un bandeau trop chargé peut masquer une partie de l'image. Mieux vaut peu de champs bien choisis qu'un texte dense et illisible sur un écran de chantier.
Le contenu exact des champs dépend du modèle de caméra et de la configuration retenue. Un essai sur un chantier représentatif reste la meilleure façon de valider le réglage avant de généraliser.